PORTE VERS MOI TES PAS

Création 2022
Chorégraphie & scénographie : Jeanne Alechinsky & Yohan Vallée
Interprétation : Jeanne Alechinsky, Stéphane Milochevitch, Yohan Vallée
Création musicale et sonore, musicien live : Stéphane Milochevitch (alias Thousand)
Création et régie lumière : Carine Gérad
Chargée de production et diffusion : Camille Cabanes
Durée estimée : 1h
Production : Appel d’Air
Coproduction : L’étoile du nord, Scène conventionnée d’intérêt national art et création pour la danse, Paris – CCN de Tours, direction Thomas Lebrun – Scène nationale d’Orléans
Partenaires : Danse Dense – Le Regard du Cygne, Paris – Le Carreau du Temple, Paris – Le Volapük, Tours

Premières : 22 mars 2022, Scène nationale d’Orléans
24, 25, 26 mars 2022 Festival Immersion Danse, L’étoile du nord, Paris

DOSSIER ARTISTIQUE

Qui sommes-nous quand personne ne nous regarde ? Dans un monde hyper connecté, quelle place a aujourd’hui la solitude ? Décriée, moquée, utilisée comme une échelle de réussite sociale, la solitude divise et exclut ceux qui la vivent. En voulant adhérer au modèle jusqu’à la folie, les réseaux sociaux proposent une réponse illusoire de connexion aux autres et à soi. Ces interfaces renforcent une fausse solitude, qui parce qu’elle est connectée, n’en reste pas moins grande. 
Dans Porte vers moi tes pas, il s’agit de se glisser dans l’immensité qui réside au creux de la solitude intérieure pour la réhabiliter, redorer sa nécessité. Deux danseurs et un musicien s’emploient à dompter leurs peurs en s’arrimant à ce qui en eux est unique, à écouter leurs routes profondes, celles qui n’existent que parce qu’ils marchent dessus. Le temps n’est plus le même dans cet espace. Les trois interprètes deviennent garants de la solitude des autres, et parce qu’ils osent entrer dans leurs sensations face à tous, résolvent la peine et font briller la vulnérabilité. 
Porte vers moi tes pas s’érige contre le temps rapide, contre la rupture d’avec soi, contre la pression de paraître au risque de se perdre. Seul nous oublions que quelque chose toujours nous écoute. Et pour l’entendre, il faudrait pouvoir ouvrir en soi des espaces suffisamment grands pour qu’émerge de cette rencontre une danse unique qui fait alliance avec l’autre. Écouter ce qui se lève en nous, avant d’écouter les bruits du monde, pour que les solitudes ainsi réinvesties se rencontrent et créent un bal où chacun à la place qui l’attend.